Paroisse Sainte Marie de Magdala

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Petit historique de la Paroisse Sainte Marie de Magdala à Toulon


La paroisse Orthodoxe, Sainte Marie de Magdala à Toulon, a été créée au cours de l’année 2003 et inaugurée le 12 octobre de la même année. C’est le Père Pierre Colombani qui en est à l’origine.

Prêtre Catholique romain depuis 1986, Docteur en théologie, Maître de Conférence à la Faculté de Théologie de Toulouse et Directeur du Département de recherche d’Études Sociales, il y poursuivit pendant plusieurs années, la réflexion de Mgr René Coste, au sujet de la Doctrine Sociale de l’Église. Parallèlement, prêtre du diocèse de Fréjus-Toulon, il y occupa diverses fonctions, dont celle de Vicaire Épiscopal de Mgr Madec pour la Pastorale, avec la charge particulière de l’Apostolat des Laïcs et de la Direction des Pèlerinages. Il donna aussi des cours au Grand Séminaire diocésain de la Castille. Durant l’année 2000-2001, il prit ses distances avec l’Église Catholique romaine pour des raisons à la fois doctrinales et personnelles.

La Providence le conduisit à rencontrer l’Église Orthodoxe Française de Mgr Vigile et de Mgr Martin, au monastère Saint-Michel du Var, dans l’inspiration du Père Eugraph Kovalevsky, lequel devînt, en 1964, Mgr Jean, Évêque de Saint-Denis. Le génie de Mgr Jean fut de ne pas vouloir importer l’Orthodoxie en France, dans un mouvement de prosélytisme, liée à une diaspora culturelle, mais de rechercher dans la terre de France, le christianisme du premier millénaire, lorsque l’Église était encore indivise. Cette orientation caractérise fondamentalement aujourd’hui l’Eglise Orthodoxe Française conduite par Mgr Martin et que le Père Pierre Colombani, devenu depuis lors, Père Pierre, a rejoint afin d’y épanouir son sacerdoce.

La critique que le Père Pierre a dû affronter est celle du caractère sectaire dans lequel il se serait fourvoyé, en optant pour cette petite Église. En effet, il s’agirait d’une Église « sui generis », c’est-à-dire, en quelque sorte, autoproclamée….

De fait, passer de l’extraordinaire institution romaine qui se trouve à la fois mondialisée, centralisée, d’une puissance incomparable, pour aller vers la minuscule particule d’Église que représente notre groupe, peut interroger pour le moins ! Mais, toute Église est « sui generis ». La question est de savoir si l’on s’inscrit dans les pas du Christ et de la Tradition. En revanche, le critère sectaire ne peut intervenir que lorsqu’on se place dans l’axiome de St Cyprien : « Hors de l’Église, point de salut », c’est-à-dire, si l’on prétend proposer le Salut par l’entrée dans une institution, quelle qu’elle soit. Comme si le fait de demeurer hors de ladite institution interdisait l’accès au Salut… Or, c’est tout le contraire que nous enseigne le Christ ! L’appartenance à son corps mystique, dans l’horizon de l’élection d’Israël, n’est pas un privilège, mais une responsabilité à l’égard du monde.

Appartenir à l‘Église, Corps mystique du Christ, sacrement du Salut, c’est donner visage à la Rédemption que le Ressuscité apporte à tout le genre humain, au-delà de la situation sociale, ethnique, culturelle, religieuse de chacun. Mais, il est incontestable que cela implique, également, l’autre versant de l’axiome de St Cyprien : sans l’Église, le Salut n’est pas accessible, car celle-ci nous initie à la révélation faite en Jésus-Christ et nous agrège, ainsi, à Lui. Et, ce qui va réaliser l’Église c’est, en tout premier lieu, une vie de prière et de pratique des sacrements, ensuite, le respect de la lignée apostolique, l’ancrage dans l’héritage scripturaire, le lien à la Tradition des Pères de l’Église, le respect des définitions de foi élaborées au cours des grands Conciles Œcuméniques (au moins les sept premiers pour la sensibilité Orthodoxe) et l’engagement dans les grandes questions du monde. Et, encore, ces critères ne sont pas tous retenus par certains frères chrétiens qui, pourtant, s’inscrivent, eux aussi, dans le cheminement de l’Église. A partir du moment où la communion au Christ est réelle et que chaque communauté ne s’enferme pas et engage un dialogue constant, non seulement avec tout homme, mais aussi avec toutes les autres communautés chrétiennes, l’argument « sui generis » ne tient pas et relève davantage de l’accusation fallacieuse n’ayant aucun fondement.

En d’autres termes, notre toute petite Église Orthodoxe Française s’inscrit bien dans la grande dynamique de l’Église du Christ, et c’est bien ce qui authentifie sa valeur et son autorité.

C’est dans cette sensibilité que vit la paroisse Orthodoxe Sainte Marie de Magdala à Toulon, où le père Pierre a été nommé Recteur par notre archevêque Mgr Vigile, puis confirmé par Mgr Martin.

Chaque dimanche, la Divine Liturgie est célébrée à 10 h.

En semaine, un jeudi sur deux, est aussi célébrée la Divine Liturgie, précédée de la prière du cœur.

Le rituel retenu est celui de la liturgie des Gaules, avec un souci d’ancrage dans la tradition des saints de Provence et le désir réel de demeurer dans un dialogue à la fois œcuménique et interreligieux.

Les membres de la communauté paroissiale sont le plus souvent issus de l’Église Catholique romaine, mais, aussi, du protestantisme et de l’Orthodoxie traditionnelle. Tous les baptisés en Christ sont accueillis à la Sainte Communion.

Le Conseil Paroissial, relayé par le Conseil Economique, dirige la vie paroissiale pour toutes les décisions pastorales ou pratiques.

La communauté est soutenue aussi par le travail du diacre Daniel Bellanger, de deux lecteur, Mathieu Léonelli et  Gérard Tizzani, et d'un acolyte, Yannick Pasquier. Une servante de l’autel, Sara Colombani, a également été consacrée.

Une catéchèse des enfants est assurée régulièrement.

La chorale est animée par Gisèle Bellanger.

Régulièrement, des enseignements théologiques sont proposés par le Père Pierre, ainsi que des retraites au centre de Cade, (cliquer sur formation ou rendez-vous sur le site  http://koinonia83.free.fr  D’autres activités ou groupes de travail contribuent également à la vie de la paroisse : bibliothèque, recherche œcuménique, atelier d’iconographie, sans oublier l’organisation des agapes lors des fêtes.

Le Père Daniel, dans le cadre de son ministère diaconal, travaille en lien avec la Diaconie catholique du Var pour la visite des malades.

Le Père Pierre, Recteur de la Paroisse, et le Père Basile, tous deux Vicaires Épiscopaux de Mgr Martin, animent, sous la présidence de l’Evêque, le Collège Épiscopal, dont deux représentantes laïques de la paroisse Sainte Marie de Magdala de Toulon font partie : Magdeleine Paul  et Miette Lafont.

Le Conseil épiscopal est composé de Mgr Martin, du Père Basile, du Père Pierre et de deux représentants laïcs, Pascal et Magdeleine Paul. Ce Conseil a une fonction décisionnaire.

Une école de Philocalie a vu le jour dans le courant de l’année 2011-2012 pour mettre en œuvre les nouvelles orientations de notre Eglise (voir site EOF).

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« Extra Ecclesiam nulla salus » :

Les débuts de l'histoire de la formule indiquent que lorsqu'elle apparut pour la première fois, chez Origène et chez Cyprien, elle se présentait dans des textes parénétiques de circonstance et nullement comme axiome détachable de la situation. Ce fut seulement un disciple d'Augustin, Fulgence de Ruspe (468-533), qui créa ces formules lapidaires, dont la dureté non dialectique s'est imprimée dans la conscience chrétienne des siècles suivants. Ses formulations furent dans une large mesure reprises littéralement par le Concile de Florence (1442) et reçurent par là une portée officielle.” Note reprise chez H. Waldenfels, Manuel de théologie fondamentale , Paris,   Ed. du Cerf, Coll. Cogitatio Fidei, 1990, p. 634.